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LES EFFETS DE RETARD DE R.e

1 – Retarder la restructuration


Restructurer une entreprise n’est pas un gros mot ! Si c’est une idée souvent compliquée à accepter pour un chef d’entreprise qui, en tant que dirigeant a mené l’entreprise là où elle est, avec ses réussites et ses difficultés, il n’en reste pas moins que le monde économique est en perpétuelle mutation et que les entreprise doivent s’adapter. La restructuration est un moyen d’adapter l’entreprise à la réalité qui l’entoure, elle est souvent vécue de manière brutale, mais cela peut aussi être une opportunité pour adapter l’activité aux nouvelles contraintes.
Il ne faut donc pas hésiter à intégrer la restructuration parmi les solutions envisageables pour sauver l’entreprise. Lorsque les conditions d’une restructuration sont réunies et que la situation se dégrade durablement :


  • Détérioration de la rentabilité,
  • Divergence entre l’offre de l’entreprise et la demande du marché (baisse des ventes, retour qualité, perte de part de marché, …)
  • Perte de confiance des partenaires (clients, fournisseurs, banquiers, actionnaires, …),
  • Tension de trésorerie récurrente, difficulté à financer le BFR, …
  • Management tendu (turn-over de l’encadrement, tension entre les services,

  • Le dirigeant doit prendre la décision de revoir sa stratégie au plus tôt. Sans toutefois tomber dans une précipitation souvent néfaste, il doit être conscient que chaque jour passé est un jour de perdu pour l’entreprise. Plus il attendra, plus les mesures à prendre seront conséquentes, lourdes et difficiles à gérer.

    Souvent mal vécue par les employés (concernés de manière directe ou non), la restructuration est aussi compliquée à assumer par le dirigeant qui doit parvenir à lier professionnalisme, objectivité et recul avec l’humanité nécessaire pour ménager le mieux possible les employés qui subissent la restructuration.

    Par ailleurs, dans bien des cas, le dirigeant découvre en même temps que ses employés ce qu’est une restructuration (ses mécanismes, ses conséquences, …), ce qui nécessite un temps d’adaptation.


    2 – Baser les prévisionnels sur ce qu’on espère faire et non sur la réalité


    La restructuration d’une entreprise nécessite que le dirigeant ait une vision à long terme de ce qu’il souhaite faire et qu’il ait mis en place une stratégie claire de moyen et long terme. Il faut être attentif à ce que les prévisionnels et business plan, qui permettront de faire le plan d’action de la restructuration. Ils se basent sur des éléments réalistes et non sur ce que le dirigeant espère faire. En effet, il est souvent préférable de prendre des mesures plus dures dans un premier temps pour ensuite réembaucher (plutôt que la solution inverse qui contribue à affaiblir encore l’entreprise).

    LES POINTS SENSIBLES DE R.e

    3 – Manquer d’attention lors de l’analyse du fonctionnement de l’entreprise.

    Faire une restructuration nécessite d’avoir une vision générale de l’organisation de l’entreprise et de son fonctionnement. Il ne s’agit pas de couper dans les dépenses de n’importe quelle manière. La baisse des coûts n’est qu’un objectif partiel de la restructuration. L’objectif premier d’une restructuration est d’adapter le fonctionnement de l’entreprise aux nouvelles exigences du marché, il est donc essentiel de conserver les compétences nécessaires au nouveau projet dans l’entreprise. Il sera parfois nécessaire de privilégier certains employés jeunes et évolutifs au détriment de plus anciens mieux formés mais incapables de s’adapter au futur mode de fonctionnement.
    Si les causes d’une nécessaire restructuration peuvent être très diverses, le dirigeant doit avoir conscience que l’effort d’adaptation qu’il demande à son personnel est important. Il est par conséquent important de profiter de la nécessité d’une restructuration pour adapter l’entreprise au marché économique qui la concerne.

    Les évolutions technologiques de ces dernières années nous font vivre une mutation technologique qui bouleverse l’ensemble des marchés économiques. La restructuration d’une entreprise, quel que soit son origine, doit être l’occasion d’adapter l’entreprise au monde économique et de la préparer du mieux possible aux évolutions à venir. Ceci renforce la nécessité pour le dirigeant d’avoir une vision à long terme de son entreprise ainsi qu’une stratégie claire.


    4 – Ne pas faire de timing


    L’importance du timing est souvent liée à la gravité de la situation de l’entreprise, plus la situation est difficile, plus la restructuration devient urgente et le timing soutenu. Si penser et préparer la restructuration est une phase importante, la mettre en œuvre rapidement est souvent un gage de réussite qui permet de passer outre les difficultés qu’elle génère (stress, peur de mal faire, …). Bien souvent la survie de l’entreprise dépend plus de sa capacité à mettre en œuvre les mesures de restructuration que de la nature des mesures en elles mêmes.


    5 – Ne pas prévoir de suivi


    Faire une restructuration ne s’improvise pas, cela nécessite comme nous l’avons évoqué, un plan d’action qui comprend des objectifs et un timing. De plus, il est nécessaire de prévoir un suivi pour mesurer l’avancement concret et le bon déroulement de la restructuration. Le suivi permettra aussi d’informer régulièrement les équipes sur les résultats de leurs efforts.

    LES ERREURS RECURENTES

    6 – Ne pas communiquer

    Bien que la nouvelle soit souvent mal vécue par le personnel ainsi que par les partenaires de l’entreprise, la restructuration doit être annoncée pour plusieurs raisons :

  • C’est tout d’abord une question de reconnaissance et de respect des salariés que de les informer d’une restructuration à venir. Si la démarche les inquiètera forcément, ce sera toujours mieux que les inévitables bruits de couloirs qui peuvent désorganiser une entreprise et démobiliser durablement son personnel.
  • Une communication maitrisée est toujours moins nocive (voire bénéfique lorsqu’en plus elle est bien faite) qu’un manque de communication souvent très mal perçu.
  • En plus d’informer le personnel et les partenaires, une communication adaptée permet de guider les efforts de chacun et permet à la restructuration d’être plus efficace.
  • Il ne faut pas minimiser l’attachement des employés à leur entreprise, bien des dirigeants se sont aperçus que la majorité des employés continuaient à faire de leur mieux, même en période très difficile.

  • Ceci dit, la communication d’une restructuration ne s’improvise pas. Il faut la préparer afin de lui donner un maximum d’efficacité.

    7– Éviter de conserver son modèle économique

    La restructuration d’une entreprise nécessite aussi une remise en question du fonctionnement de l’entreprise. Si une restructuration ne signifie pas forcément qu’il faille changer de modèle économique, elle demande au moins que les dirigeants s’interrogent sur les raisons des difficultés afin d’y remédier durablement (organisation, évolution du marché, modification des attentes clients, évolution de la structure de coûts,

    8-Vouloir s’en sortir à bon compte sans participer aux efforts de l’entreprise

    A l’image d’un capitaine de navire, lors d’une restructuration, le dirigeant doit montrer l’exemple, surtout en ce qui concerne les signes extérieurs d’aisance… Il est difficile pour un dirigeant de paraitre crédible lorsqu’il conserve une voiture puissante et couteuse alors qu’il demande à chacun de faire des économies et bloque les salaires. Dans les moments difficiles, le dirigeant doit être exemplaire. Il conviendra ensuite de communiquer dessus de manière adroite afin de montrer que tout le monde est concerné.

    10 – Culpabiliser devant la situation de l’entreprise

    Si le dirigeant doit montrer l’exemple lors d’une restructuration, il est important qu’il conserve un rôle de leader et de manager. Ce rôle doit même parfois être adapté pour devenir plus directif afin de gagner en efficacité. Lors d’une difficulté, la prise de décision, lorsqu’elle est faite avec bon sens, est souvent plus importante que la justesse de la décision elle-même.